C'EST UN RAPPORT d'autopsie particulièrement terrible qu'a reçu hier le parquet d'Evry (Essonne). Les constatations des médecins légistes révèlent en effet que la jeune femme de 29 ans, retrouvée morte samedi dernier (15 novembre 2003) dans un pavillon en construction de Vigneux-sur-Seine , a été sauvagement battue à mort.
« Il s'agit d'un massacre », lâche même l'un des proches de l'enquête, confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire de Versailles.
Les coups ont été portés avec une telle violence que les spécialistes ne peuvent même pas déterminer quels objets ou armes ont été utilisés par le ou les agresseurs.
L'autopsie a aussi souligné que la malheureuse avait été victime de sévices sexuels proches d'actes de tortures et de barbarie. Isabelle Brand, jeune femme sans histoires de 29 ans, avait l'habitude de faire son jogging tous les soirs à la même heure. Mercredi, elle a quitté le domicile de ses parents, où elle résidait toujours. Elle n'est jamais revenue.
Recherche de témoins
Son corps a été retrouvé à moitié dénudé, dans un pavillon en construction situé à quelques centaines de mètres de son lieu de départ. « C'est ici que je l'ai découvert, en arrivant samedi sur le chantier », expliquait dimanche le propriétaire de la maison, montrant du doigt des traces de sang toujours présentes.
Les enquêteurs recherchent des témoins qui auraient aperçu la jeune femme (DRPJ de Versailles 01.39.24.71.93). Isabelle était vêtue d'une doudoune gris foncé, d'un bas de jogging gris, d'une paire de baskets noires, d'un gros bonnet gris Nike et portait peut-être des lunettes de soleil aux verres teintés.
Selon les médecins légistes, la jeune femme a été tuée le soir même de sa disparition, certainement dans la nuit de mercredi à jeudi. Que s'est--il passé ce soir-là ? Isabelle, jeune femme blonde menue, mesurant 1,56 m, juriste de formation et dotée d'un solide bagage intellectuel, a-t--elle été victime d'un ou de plusieurs rôdeurs ? Est--elle tombée dans un piège tendu par des personnes qui connaissaient l'itinéraire habituel de ses courses en solitaire ? Dans la rue Maurice-Marion, petite artère résidentielle pourtant fréquentée, personne n'a rien vu ni rien entendu.
Dès le soir de sa disparition, les parents d'Isabelle avaient prévenu les autorités, inquiets de ne pas la voir revenir. Aussitôt, la police et la mairie avaient entrepris des recherches. En vain. « On espérait la retrouver, avant d'apprendre cette terrible nouvelle », commente Serge Poinsot, le maire UMP de Vigneux, qui a fait respecter une minute de silence hier soir au conseil municipal.
18 novembre 2003

